En
1950, Jean Cocteau est invité à passer quelques
jours dans la villa de son amie Francine Weisweiller,
à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il y entreprend
sa première grande décoration murale.
Il écrira :
"Deux étés allègres" - ceux
de 1950 et 1951- deux étés où je tatouais
comme une peau, où je maniais ensuite l'attirail du
peintre, deux étés où je devenais mur
et toile, où j'obéissais à mes ordres
sans qu'aucun tribunal me jugeat.
J'arrive dans le jardin de cette villa SANTO SOSPIR
que j'ai tatouée comme une personne vivante, véritable
hâvre, tellement la jeune femme qui la possède
a su la barricader de solitude".
Outre l'escalier descendant aux chambres, magnifiquement décoré
par l' "ange du sommeil", seule fresque peinte de
la maison : le génie du Sommeil tenant un Hibiscus,
le visiteur pourra découvrir :
"la chambre des Sages",
"la chambre de Diane",
"la chambre des Boucs" qui fut la chambre du poète
,
"la chambre dite "chambre du mythe de Nacisse"
ou également "chambre d'Echo" ", qui
fut la chambre d'Edouard Dermit,
"l'initiation des bacchantes"
la tapisserie de
"Judith et Holopherne" ...
et bien d'autres merveilles, sans oublier le jardin aux hibiscus,
la fleur-vedette du testament d'Orphée.
Carole
Weisweiller
extrait de l'ouvrage "Les murs de Jean Cocteau"
1998
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